30 janv. 2009

On vote oui !

26 Jan 09

On a trouvé la TV mais uniquement dans un hôtel trois étoiles... trop dur. A notre décharge c’est le seul hôtel que l’on a trouvé dans la ville à 22h30 (nous venons encore de changer d’heure, moins trois avec Paris). Corrientes ne semble pas être un lieu hautement touristique et çà pause aussi parfois quelques inconvénients.

Nous partons pour la deuxième moitié de notre expédition : aujourd’hui nous rejoignons Iguazu. La route jusqu’à Posadas est sans intérêt, toujours aussi droite et monotone. Mais passé cette grosse bourgade, nous entrons dans une nouvelle province, celle des missions. Le paysage change, devient vallonné, la végétation est dense et la terre rouge brique. Le ciel s’est assombri et le taux d´humidité grimpe très vite. Cette région est particulièrement humide, surtout en plein été à la saison des pluies. Nous arrivons donc au village de Puerto Iguazu en fin d’après midi sous de grosses gouttelettes chaudes. Nous décidons de faire une vraie pause dans ce nouveau paysage de jungle et de rester trois bons jours et quatre nuits à Puerto Iguazu. Ce village est situé à la confluence du Rio Parana et du Rio Iguazu et simplement à une vingtaine de kilomètres du joyau de la région, les chutes. D’un point panoramique du village, nous pouvons apprécier la frontière naturelle entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine. Trois plots aux couleurs de chaque pays ont été érigés en 1903 pour marquer symboliquement les trois frontières de part et d’autre du fleuve en forme de T.

La réceptionniste de l´hôtel nous avait annoncé des jours à venir pluvieux mais ce matin c’est un ciel sans nuage. Cà ne fait ni une ni deux, saut du lit à la première sonnerie du réveil, petit déjeuner avalé en un temps record, 8h23 nous sommes prêts comme deux gamins impatients de découvrir le parc Disney pour la première fois. 9h12 nous franchissons les portes du Parc National d’Iguazu, rien, aucun bruit. D’ailleurs, aux premiers abords, on se croirait davantage à Jurassic Parc qu’à Iguazu avec les grandes portes symbolisant le passage dans un autre monde… avec le même sentiment de découvrir un endroit féérique. De grandes allées indiquent les différents itinéraires en prenant soin de nous faire passer devant les snacks et autres boutiques souvenirs. Très rapidement nous passons notre chemin en direction d’un petit sentier à travers la forêt tropicale. Le temps d’apercevoir un singe se balancer de branches en branches, deux coatis qui guettent déjà les prochaines miettes tombées des sandwichs, des lézards de la taille des iguanes et quelques araignées aux pattes velues. Cette forêt regorge d’espèces animales variées mais le puma, le caïman et le toucan manqueront à l’appel. Il fait une chaleur humide accablante et chaque mouvement nous fait perdre beaucoup d’eau. Au loin, le vrombissement des chutes se fait de plus en plus intense. Nous sortons de la forêt et les voilà, face à nous, légèrement cachées derrière palmiers, lianes et fougères. La première vision que nous avons est une vue d’ensemble, d’abord sur la gorge du diable (la plus impressionnante de toutes) puis, sur les chutes adjacentes. Notre visite du site débute par les passerelles inférieures, celles qui permettent d’accéder au plus près de ces imposantes cascades. Ce sont d’extraordinaires jets d’eau étincelante et légèrement verdie qui filent le long de ces murs de mousse. Ils sont tous d’intensité de débit différente, plus ou moins nombreux et concentrés. L’eau chute par endroit de 30, de 60 voire de plus de 100m et vient se fracasser sur les rochers ricochant et formant ainsi une bruine qui s’évapore. Le soleil, bien présent aujourd’hui, rayonne dans cette fine pluie dessinant un arc en ciel qui parachève le tableau. Nous descendons tranquillement jusqu’à prendre un bateau qui nous mène à l’Isla San Martin, une ile centrale sur le Rio. De ce point de vue, nous sommes au plus près d’une gigantesque cascade. Le bruit qui retentit est très intense et le spectacle à couper le souffle. Nous avions plébiscité les vasques et cascades de notre ile de beauté et les chutes du Carbet mais aujourd’hui nous votons pour les chutes d’Iguazu nouvelle merveille naturelle du monde. Nous n’avions jamais rien vu d’aussi incroyable et d’aussi sauvage. Nous profitons de l’occasion pour improviser une baignade (celle-ci sera-t-elle homologuée par Maître Gombert ?), en short, au pied des chutes. Le courant est fort mais l’eau délicieusement bonne malgré son mouvement perpétuel. La petite plage de pierres rougies est quant à elle bouillante pour la plante des pieds. Nous remontons lentement vers les passerelles supérieures, celles qui dominent le Rio Iguazu. C’est d’ailleurs étonnant de constater avec quelle force ce fleuve, d’apparence très calme, vient se jeter dans cette faille longue de plusieurs kilomètres. D’en haut, on ne peut soupçonner ce qui se passe en bas. Enfin, le meilleur pour la fin, la fameuse gorge du diable. On y accède en prenant un train et en déambulant 1500 m sur les eaux tranquilles du rio sans se douter de ce que l’on va découvrir en aval, sauf à tendre l’oreille. Le ronron des autres cascades est démultiplié ici et l’on s’entend difficilement parler. A cet endroit, le fleuve est au plus large et la faille très cassante forme un demi-cercle. Ce sont des milliers de litres d’eau à la seconde qui se déversent dans un trou proportionnellement gros comme une tête d’épingle. Nous regardons, émerveillés, cette masse d’eau qui répond aux lois de la gravité. A la fois, le débit est trop intense pour pouvoir être imaginé et à la fois, lorsque l’on s’attache à suivre une goutte elle semble filer au ralenti, s’en est hypnotisant et un rien vertigineux. Il est impossible de voir le fond de la gorge. La légende (ou l’histoire ?) veut que les premiers explorateurs, arrivés au dessus de ces chutes, décrétèrent qu’ils étaient au bout du monde avec derrière le vide : c’était l’époque où la terre était considérait comme plate et sur certains dessins on retrouve bien ces chutes au bout d’une extrémité. Une autre anecdote : il existait au début du 20ème siècle un moyen bien plus vertigineux pour découvrir ces chutes. Les amérindiens proposés un tour en canot au dessus de chutes et luttés de toutes leurs forces contre le courant pour éviter le grand saut. Chose qui arriva en 1930 avec sept touristes allemands à bord : tous les occupants périrent dans ce drame et l’attraction fut alors interdite. L’histoire ne dit pas si les corps ont été retrouvés… par conséquent, en relisant de près les aventures de Tintin, on peut estimer qu’ils ont peut être découvert un passage derrière les chutes vers un « paradis »…nous n’avons pas creusé plus loin.
Nous avons en revanche passé toute la journée à écouter ce concert naturel et rentrons époustouflés par la balade !

Une seconde journée de beau temps en perspective, nous retournons au parc pour une petite randonnée de 3h30 en pleine forêt tropicale sur les traces du puma. Pas de chance, ce sentier est fermé. Cerise nous conduit alors au Brésil pour aller découvrir les chutes de l’autre côté. Les formalités à la frontière sont expéditives et à peine ¾ d’heure plus tard nous foulons le sol du pays du ballon rond. Le parc est beaucoup moins étendu de ce côté de la frontière mais la vue qu’il offre est tout autant incroyable. Elle est panoramique à 180°C sur la partie argentine et permet de schématiser la forme des chutes. La faille a, en réalité, la forme d’une canne. La tête, bien arrondie, est la gorge du diable et la partie restante, la tige droite qui s’étend, est l’ensemble des diverses cascades qui filent en escalier le long de la paroi. Cette vision du tableau est très intéressante bien que beaucoup moins spectaculaire. Le Brésil, quant à lui, ne peut se targuer que d’une petite partie de la crosse. Nous passons la quasi-totalité de la journée à contempler, sans se lasser, ce décor digne d’un grand film d’aventure.

Nous nous dirigeons maintenant vers le village de San Ignacio, un des fiefs des missions jésuites de l’époque.

Armelle & Flo














3 commentaires:

Anonyme a dit…

Les chutes d'Iguazu sont époustoufflantes,c'est grandiose,nous pensons bien àvous chaque jour; en ce vous êtes en bonne Compagnie!(celle de Loyola) bisous.

Anonyme a dit…

Les chutes d'Iguazu :
nous avons vu une vidéo sur le net afin de "vivre" un peu avec vous.. et de nous unir davantage à votre enthousiasme,à la beauté du lieu etc ....Nous partageons !
Bisous,bisous

rollingcloix a dit…

hello les globe trotters
un coucou du bourbonnais
photos d'enfer la reconversion est possible
désolée de prendre le train en marche
du haut de nos vies peut etre un peu étriquées et trop speed j'ai du mal à lire et à suivre votre periple
mais je vous embrasse tous les deux tres fort vous etes beaux jeunes
a bientot sur le continent africain
bye bye