5 oct. 2008

Pisac et sa citadelle

02 oct 2008

Il nous a fallu une petite heure pour parcourir les 33 kms qui séparent Cusco de Pisac en minibus. Nous arrivons dans ce village rural et colonial qui borde le fleuve alors que la forteresse inca est accrochée à son piton, quelques 1000m plus haut. L’accueil y est chaleureux car le village est un point stratégique pour la visite de la vallée sacrée. Les habitants de Pisac ont su tirer parti de cette aubaine, mais Pisac redevient un village très paisible dès que le dernier bus de touristes (milieu d’après midi) est reparti en direction de Cusco. Le marché quotidien qui occupe la totalité de la place centrale du village est une autre spécialité de la région. En particulier, il accueille les représentants de chaque communauté alentour tous les dimanches matin pour une messe dite en quechua à la sortie de laquelle les fidèles sortent en procession conduits par le maire qui porte son bâton de fonction en argent. Des marchands font également le déplacement pour y vendre, au-delà des produits artisanaux classiques, des produits frais, des sacs entiers de pomme de terre de variétés toutes différentes, des colorants pour la teinture des tissus, des plantes médicinales et autres légumes sans oublier les poulets (base de l’alimentation péruvienne) escortés de leurs mouches. Ce qui a de plus extraordinaire c’est que les étales de ce marché sont montées chaque matin et démontées chaque soir et déplacées à l’aide de tricycles précédés d’une sorte de coffre ou encore à dos d’homme. Les femmes enceintes ou jeunes mamans travaillent comme les autres avec leur bébé dans le ventre ou dans le dos, nous sommes bien loin des congés maternité de chez nous. Nous avons tentés de proposer notre aide à deux jeunes femmes mal embarquées mais rien y fait, elles ont préféré s’en sortir seules. C’est là que nous voyons qu’il n’est pas si facile d’aborder ce peuple et de nouer des contacts mais nous ne baisserons pas les bras.

Nous décidons de nous poser quelques jours à Pisac et nous nous installons dans une Hospedaje (lit double, sdb privée, eau chaude de 6h à 8h et 16h à 19h, TV), grand luxe pour la modique somme de 40 soles la nuit après négociation (10€ environ). Il est temps de commencer à marchander un peu les prix trop souvent établis pour des touristes qui ne font que passer. Nous, il nous faut tenir une année… et puis « c’est le jeu ma pauvre Lucette ». Grâce à cela nous avons l’occasion de découvrir les émissions de la télévision péruviennes. Au programme, « la hora de la fortuna » : un jeu télévisé qui permet de gagner différents lots, comme une voiture 0 kms (sait on jamais dès fois qu’elle soit d’occasion) mais aussi des chèques de 100 soles (soit 25€). Le principe est simple, deviner la couleur du bikini qu’une jeune femme porte sous un peignoir (incroyable, mais le plus surprenant est que le candidat passe bien 5 secondes à réfléchir avant de donner sa réponse), ou encore savoir sur quel bras du magicien va apparaître le bisou envoyé par un candidat... Sur deux soirées, les chèques de 100 soles ont été souvent gagnés mais la voiture jamais…pas près de faire fortune nos amis péruviens.

Evidemment, Pisac n’est pas seulement renommée pour son marché (encore moins pour son Hospedaje central), cette ville est surtout connu pour son immense cité Inca. Départ le matin à 9h30 à gauche de l’église et tout de suite nous rentrons dans le vif du sujet. Le chemin prend de l’inclinaison et nos petits cœurs mettent quelques minutes à prendre le rythme. Nous avons une fois de plus la chance d’avoir une journée ensoleillée pour cette visite (la veille et le lendemain, on vous rassure, nous n’avons pas vu le soleil !). La montée dure une heure et permet de découvrir au fil des minutes un très beau panorama sur les vallées alentours. Ce n’est qu’en atteignant la première citadelle que nous nous apercevons de l’étendue de cette cité : elle possède à ce jour six blocs de constructions répartis sur trois flancs de montagne. Il est clair que cette disposition permettait de voir débarquer un viking (voire un picte ou un saxon) quelque soit la vallée qu’il empruntait sur 20 kms à la ronde. En dehors de sa situation géographique « imprenable », cette cité est remarquable par ses cultures en terrasse formant de grandes courbes sur les flancs de la montagne à forte inclinaison. Les escaliers ont été remplacés par des pierres disposées en diagonale sur les murs afin d’éviter l’érosion des sols. Nous avons clos cette balade d’une journée par le sentier des crêtes de la cité, chemin peu emprunté mais inoubliable : perché à mille mètres au dessus du vide, il serpente sur un flanc puis sur l’autre en passant par des escaliers, des tunnels… sujet au vertige s’abstenir ou regarder continuellement ses pieds. C’est dans ces moments là que l’on a une pensée émue pour les conquistadors dont la vigilance devait diminuer avec les efforts et l’altitude. Nous redescendons en fin de journée pour une bonne nuit bien méritée.

Nous partons maintenant en direction du MachuPicchu. Nous avons changé de programme en avançant cette destination car il y a une grève mardi des agents de la seule compagnie de transports amenant sur le site (ça ne nous dépayse pas trop !). Ce qui veut dire que mardi il n’y aura pas grand monde au MachuPicchu! Et nous ? Et bien, on a un plan qui évite ce transport très onéreux. Départ de Urubamba en combi collectif dimanche de nuit en direction de Santa Maria (5h). Ensuite, on prend un combi pour Santa Theresa (2h) sauf que celui là il part un peu quand les locaux le veulent. Puis, on part en randonnée durant trois heures direction une centrale hydroélectrique avec passage d’une rivière en tyrolienne (un parc aventure free) et enfin on longe l’ancienne voie ferrée (2h) pour rejoindre Aguas Calientes, village au pied du Machu. On dort lundi soir et le mardi on profite du site après une petite ascension…
Donc ça, c’est le monde idéal et comme on est au Pérou… la réponse au prochain post !

Bonne reprise de semaine à tous (on risque peut être de vous envier dans les prochaines heures…)

Armelle & Flo













3 commentaires:

Anonyme a dit…

Coucou,
Dites donc, on se disait la même chose .... avec tous ces hotels que vous vous faites (même s'ils sont simples), comment vous allez faire pour tenir une année ?? Allez, faites-nous rêver un peu et racontez-nous une nuit chez l'habitant .... même pas cap !!
Je rigole ! Bon Machu Pichu ! Gros bisous de Paname. Alexia

French Poker Touch a dit…

Comme sportif péruvien, je connais uniquement des footballers : deux en activité. Norberto Solano qui a joué à Newcastle United et un certain Farfan qui a joué ?. Je n'ai pas regardé sur le net ... c'est grâce à PES 5 sur la playstation en son temps ...

A+

Anonyme a dit…

un très gros bisou de ta marraine et de ton parrain pour tes 30 ans les commentaires de votre périple sont exceptionnels de précision d'intelligence les photos nous font vivre votre aventure humaine (n'oubliez pas que vous foulez ma "propriété" la cordillère desandes!gros gros bisous à vous 2 etsoyez prudents .