9 mars 2009

Seb

28 fev 09

Un Ami nous a quittés. Nous souhaitons lui dédier ce message.

La vie est si injuste. Il était jeune, épanoui et fou amoureux. Il aimait la vie avec une simplicité rare. Il ne se plaignait jamais y compris dans ces derniers moments si douloureux. C’était un battant, le genre d’Homme à ne jamais baisser les bras devant une épreuve.
Mais nous le gardons au plus profond de notre cœur comme un exemple de bonheur à suivre. Nous avons la chance d’écrire notre vie future : nous ne la bafouerons pas pour de petits soucis quotidiens.
Nous pensons très fort à sa famille, en particulier à sa « merveilleuse femme » comme il aimait la décrire ainsi qu’à sa petite fille. L’éloignement nous fait très mal dans ces moments là : nous aurions tellement aimé vous entourer et vous apporter toute notre amitié.

Il fait gris. Nous avons changé de climat et de décor. Terminé le soleil et ses cocotiers. Ici, c’est plutôt averses tropicales et jungle. Au programme de la matinée : visite du site de Palenque. Il se situe justement en plein milieu d’une jungle luxuriante dans un paysage plutôt vallonné. Le site est immense : il se réparti sur près de 15 km². La première impression est que les vestiges sont plutôt en bon état. Souvent restaurés, ils sont globalement très imposants. Il faut prendre de la hauteur pour mieux apprécier le spectacle. Nous pouvons monter au sommet du temple de la croix. La vue d’ensemble est magnifique, elle mérite à elle toute seule que nous y restions une petite heure à contempler les alentours. Les mayas avaient le goût des perspectives : le temple du Soleil en premier plan, le palais sur la droite et le temple des Inscriptions un peu plus loin. Tout ceci entouré par une forêt tropicale à perte de vue. Nous ressortons en fin de matinée juste avant l’averse qui se prolongera jusque tard dans la soirée. Ceci nous permet de partager avec Mâm et Jojo les photos et les souvenirs de notre périple.

Nous empruntons ce matin une petite départementale sur 200 Kms qui nous emmène au plus profond du Mexique. Nous traversons de multiples petits villages faits de petites baraques en bois et en taule : la région est pauvre et ça se sent. Les adultes ont souvent le regard perdu, lointain. Les enfants sont des « plantes sauvages » (dixit Mâm), pieds nus mais l’œil malicieux. Nous sommes stoppés à un barrage de villageois. Le premier moment de peur passé, ils nous expliquent qu’un enfant du village est à l’hôpital à cause d’une voiture et qu’ils collectent de l’argent pour aider sa famille. Vrai ou pas, l’heure n’est pas à la négociation. Nous continuons notre chemin émerveillés par cette nature si sauvage et ces villages si particuliers. Nous arrivons à la frontière guatémaltèque. Nous prenons une petite barque pour descendre le Rio Usumacinta durant une grosse demi-heure. C’est la frontière naturelle entre le Guatemala et le Mexique. C’est grisant cette impression d’aventure au fin fond du monde. Nous débarquons sur une petite plage côté Mexique. Des escaliers nous emmènent vers les édifices mayas de Yaxchilan. Nous sommes seuls sur le site et cela durant deux heures. Seuls pas vraiment en réalité : des singes hurleurs font entendre leur grognement à mesure que nous nous enfonçons dans la jungle. Ici, les édifices sont moins spectaculaires qu’à Palenque mais la sensation d’être au milieu de nulle part en pleine jungle est décuplée. Un pique nique s’impose. Nous apercevons enfin à travers les branchages les auteurs de ces cris si rauques. On pensait voir des gorilles tellement ces bêtes semblaient avoir un coffre énorme. Ce ne sont en fait que de petits singes tout noirs (de la taille d’un chimpanzé) avec un système de défense très dissuasif. Nous reprenons notre barque pour remonter le Rio rempli de crocos et reprenons notre van en direction de notre hôtel.

Grand ciel bleu ce matin. Nous nous dirigeons vers les célèbres cascades d’Agua Azul à une cinquantaine de kilomètres. Le site est superbe : des tonnes d’eau d’une blancheur éclatante se déversent dans des vasques turquoises au milieu de roches orangées. Nous remontons la cascade sur plusieurs centaines de mètres. C’est très agréable. Nous nous trouvons un petit banc au bord de ce joyau pour déguster nos sandwichs du jour. En repartant en fin d’après midi, nous prenons une auto stoppeuse belge qui n’a pas froid aux yeux. Elle voyage seule dans cette région plutôt dangereuse et pire, nous apprend qu’elle passe un an au Guatémala pour s’occuper des enfants de la rue… Quand on connaît la réputation de ce pays, on croise les doigts pour qu’elle revienne en bonne santé.

Nous quittons la région de Palenque pour rejoindre Chichen Itza. Une journée est nécessaire pour parcourir cette longue route. Nous trouvons un petit hôtel aux abords du site. Jojo, très motivé, pique une tête dans la piscine avant que nous nous rendions au son et lumière du soir. Le site de Chichen Itza est éclairé de manière un peu trop multicolore mais le spectacle de nuit est très agréable. Mâm ne ferme pas l’œil de la nuit à cause du bruit de la route: l’hôtel ne nous laissera pas un souvenir mémorable.

Au petit matin, nous sommes de retour sur le site et les premiers à arriver afin d’éviter les grosses chaleurs et la foule. Chichen Itza fait partie des sept nouvelles merveilles du monde (comme le Machu Pichu au Pérou) et ce statut récent lui vaut de déplacer de Cancun des centaines de bus en pleine journée. Il reste le site maya le mieux restauré de la péninsule du Yucatan et présente un intérêt majeur pour son architecture marquée par les civilisations successives de Mayas, Toltèques et Puuc. On peut observer de nombreuses sculptures évoquant les sacrifices humains dont le cœur était dévoré par un aigle ou un jaguar. D’autres édifices, comme l’observatoire avec sa forme circulaire rappelle certains édifices du plateau central du Mexique. El castillo ou pyramide de Kukulcan reste l’édifice le plus majestueux du site. Cette pyramide haute de 25 mètres correspond à la représentation en pierre du calendrier maya lequel se composait de 18 mois de 20 jours avec 5 jours bonus de fêtes. Nous arpentons le site avec beaucoup de plaisir et profitons d’un beau soleil pour découvrir ces dernières pierres de notre escapade. Nous repartons en fin de matinée en direction de Playa del Carmen. Nous faisons une halte déjeuner dans notre restaurant club med de Coba. Nous admirons une nouvelle fois deux crocodiles faussement endormis le long du lac. Nous arrivons à Playa del Carmen en milieu d’après midi. Ici, tout est fait pour le touriste. Les hôtels se succèdent le long de la côte, les mexicains ne parlent que l’anglais et l’on paye en dollar. Pour autant, nous profitons d’un dernier bain de mer bien délassant. Nous vivons nos derniers instants à quatre, déjà, que cette semaine est passée vite. Nous passons une merveilleuse soirée dans un restaurant argentin dans lequel nous continuons de faire partager notre voyage à travers les papilles: au menu un « lomo al roqueforte », un morceau de bœuf tendre qui fond en bouche accompagné d’un très bon vin argentin. Un vrai festin.

5h30, le réveil nous rappelle que toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin. Nous prenons la direction de l’aéroport de Cancun. Les bagages de Mâm et Jojo bien enregistrés nous partageons ensemble un dernier petit déjeuner. On ne peut pas retarder l’inévitable, il faut à nouveau se séparer mais cette fois ci c’est nous qui restons derrière les tourniquets. C’est toujours difficile de quitter ceux que l’on aime mais on sait que les prochaines retrouvailles seront d’autant plus joyeuses.

Nous attendons, l’âme en peine, notre vol pour Mexico, notre ultime halte d’Amérique du Sud.

Armelle & Flo


















1 commentaire:

Anonyme a dit…

Salut les p'tits loups...
Ouf ! Je reprends votre rythme et c'est bien bon de vous lire à nouveau.
Bonne route : je vous embrasse.
" ;-)"
Edith