23 nov 2008
Avant de débuter le récit de ces derniers jours, je voulais tous vous remercier de bon cœur pour vos chaleureux messages d’anniversaire. Eh oui, le cap des 30 est passé, non sans mal mais on ne va pas se plaindre quand certains envient mon jeune âge. 30 ans, c’est la même chose que 29 avec seulement quelques rides d’expression en plus…et pas de crème avant les 31 !
Nous avons fini par arriver à destination de La Serena après 24 h de voyage et surtout après 24h de ronflement, incroyable ! Un vrai spécimen cet homme là, digne du personnage central du roman d’Amélie Nothomb, Les Catilinaires.
Nous décidons de nous poser le temps de profiter de mon anniversaire. C’est un rituel, pour chaque grand moment de ce genre, nous nous offrons (grâce à nos parents et beaux parents que je remercie très affectueusement au passage) deux bonnes nuits dans un bel hôtel et un vrai diner de fête. En l’occurrence, nous avons trouvé un hôtel très confortable (draps propres, sdb, rideau à la douche, robinets eau froide et eau chaude, téléphone, tv câblée, wifi et petit déjeuner servi presque en chambre) : un vrai bonheur. Pour le diner, nous testons « la meilleure » table de La Serena dixit notre guide. On ne se refuse rien. Il s’agit en réalité d’un restaurant au charme à la française avec son serveur, un rien bougon genre Bacri, qui nous a fait sourire en nous rappelant notre chez nous. Au menu : coquilles saint jacques gratinées au parmesan, un bon morceau de bœuf et le fameux « panqueque celestino au dulce de leche » (crêpe à la confiture de lait, un vrai petit pêché mignon) pour Mme et pour Mr, un avocat, saumon aux champignons et une tarte meringuée qui s’apparentait davantage à du nougat glacé. Le tout accompagné d’une bouteille de Chardonnay chilien. Nous nous sommes régalés.
La ville de La Serena ne présente pas beaucoup d’intérêt surtout sous les épais nuages gris au dessus de nos têtes (info météo : depuis le début de ce voyage nous avons eu 3 jours de pluie et 5 jours de grisaille !). Nous préférons en profiter pour faire notre courrier électronique, faire faire notre lessive pour la 2ème fois (elle nous est revenue au moins toute aussi sale qu’elle était partie). Nous en profitons également pour bien nous reposer avant la deuxième partie de mon cadeau d’anniversaire (que je partage avec mon trésor), une excursion sur une île déserte près de la Punta de Chorros, au milieu des dauphins et autres lions de mer. Elle se situe au milieu de la réserve naturelle « Pingouin de Humboldt ».
Comme à notre habitude, il existe un tour organisé d’une journée dans cette réserve que nous évitons soigneusement. Sans bus quotidien qui relie le village côtier, nous nous mettons à la recherche d’un véhicule : il nous faudra au moins 3 heures et de multiples allers retours dans la ville pour obtenir un nom de chauffeur et une promesse pour le lendemain. Nous partons donc dimanche en début d’après midi avec Edmundo (qu’il a fallu rappeler sur son portable alors qu’il était parti sans nous) en direction de la Punta de Chorros. 17h, arrivée au village et un grand soleil radieux nous promet une belle aventure à venir. Nous décidons de passer la nuit au camping à proximité du centre de la CONAF qui nous donnera ou non l’autorisation de nous rendre le lendemain 9h sur l’isla Damas. Tout excité et impatient de partir à la Robinson Crusoé, seuls, échoués sur une île déserte, nous montons notre tente face à la mer. C’est une première pour nous depuis le début de ce voyage qui nous rappelle les bons moments du GR 20. La nuit sera un peu moins sympathique ou alors est ce l’âge qui fait que l’on trouve çà un peu moins confortable ?
7h30, le réveil sonne, nous rangeons tout notre barda et sommes fins prêts pour notre départ. 9h, Monsieur CONAF douche nos espoirs, aucune sortie possible aujourd’hui à cause de la mer démontée. Nous passons alors la journée à attendre et surtout à espérer que le temps tout gris se lève. Nous nous réinstallons au camping, remontons la tente. Pour passer le temps, nous créons un damier avec du sable (blanc et noir pour les quadrillages) et des coquillages pour les pièces. Flo m’apprend à jouer aux dames : 1- 0 pour la 1ère partie pour lui et ex aequo la 2ème (avec une dame de plus que lui pour moi). Puis nous raccourcissons le damier et c’est parti pour une initiation aux échecs : une partie suffit à lui montrer que j’ai bien compris comment çà se jouait ! Nous passons un bon et long moment à jouer presque comme à la maison avant d’aller manger, pour la 3ème fois depuis qu’on est arrivé puisqu’ils ne savent faire que çà dans ce village, empanadas crevettes fromage et son assiette de riz. Notre 2ème nuit sous tente est bien meilleure.
9h mardi matin, nous sommes remontés à fond pour embarquer sur cette île que l’on voit depuis deux jours de la côte sans, en réalité trop y croire, car il fait encore tout gris. La mer semble pourtant moins agitée que les jours précédents. 10h30, çà y est, nous prenons place à bord d’une barque de pêcheurs, sous une légère bruine, direction l’isla Chorros puis l’isla Damas. La traversée dure une heure et demie pendant laquelle nous profitons du spectacle, inédit pour nous, en tournant autour de l’isla Chorros réservée aux animaux. Sous nos yeux ébahis, des lions de mer qui rugissent du haut de leurs rochers, des pingouins qui font du toboggan pour se mettre à l’eau, des pélicans par dizaines, des manchots et des loutres : un vrai cadeau d’anniversaire. Nous arrivons pour le déjeuner sur notre île déserte avec les quatre autres touristes qui nous accompagnaient. Le temps pour eux de visiter, de repartir et de nous laissés enfin seuls.
Sur l’isla Damas, il n’y a aucune infrastructure sanitaire, pas de commerce, juste de quoi poser sa tente et de vivre en autonomie sans faire de feu puisque le site est protégé. Nous montons notre tente, toujours avec vue mer, et attendons le départ du dernier bateau, assurés que nous serons complètement abandonnés et coupés du monde pendant 24h. Malheureusement, avec la dernière barque, deux jeunes américains descendent avec leur tente pour passer la nuit. Après un petit temps de déception, nous acceptons l’idée de partager notre île, nous ne serons pas deux mais quatre échoués.
Nous passons l’après midi à explorer les coins et les recoins de ce lieu paradisiaque avec ses deux plages de sable blanc aux eaux turquoise et limpides. L’île est également couverte de cactus et de fleurs de toutes sortes. Nous assistons pendant des heures à la vie d’une colonie de pingouins à quelques dizaines de mètres de nous mais aussi au balai des dauphins qui frôlent le rivage, là juste sous nos yeux. Ils sautent et tourbillonnent pour notre plus grand bonheur. C’est merveilleux, magique et tellement féérique que je pourrais rester des jours entiers à les regarder. La fin de la journée nous offre une petite éclaircie ce qui nous permet de déguster notre 2ème repas froid (sardines à la tomate sur son lit de pain complet suivi de sa barre de céréale aux fruits rouges et yaourt) au soleil couchant. Notre 3ème nuit sous la tente est encore un peu difficile…
Mercredi 7h30, nous nous réveillons tout doucement, au chant rieur des mouettes. Petit dej avec les dauphins, nous repartons explorer la 2ème partie de l’île. Après avoir fait le tour nous revenons à notre « chez nous » et réorganisons une partie d’échecs improvisée (2- 0 pour Flo cette fois ci, l’élève a encore du chemin). 14h, une barque vient nous chercher et nous ramener sur le continent. C’était une super expérience, des 30 ans mémorables et des images plein la tête.
16h, il nous faut rentrer au plus vite à La Serena car nous voulons prendre le bus de nuit pour Valparaiso. Le problème c’est que le village est désert. Nous reprenons le stop sans trop de difficultés puisque que Yierno (39 ans, marié, deux enfants et qui travaille dans le dépannage électrique) nous dépose, avec son camion, à 18h au terminal de bus de la Serena. Le billet pour Valparaiso est acheté et nous prenons un vrai diner chaud depuis 2 jours au Mac Do ! Nous partons ce soir à 23h vers d’autres horizons.
Armelle & Flo
27 nov. 2008
30 ans avec Flipper le dauphin
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3 commentaires:
Défi lancé pour les "dames"...de génération en génération !....
Trop mignons ces petits pingoins!
Tendresse.
Gazetta
pour les échecs ,Armelle,je suis prêt à te donner des leçons de perfectionnement,nous sommes très heureux que vous ayez pu fêter dignement votre jeunesse de trentenaire! bisous.
ouhaouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
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